Monday, July 4, 2011

Sous cette couverture d’étoiles

Sous cette douce couverture d’étoiles, j’entends la nuit chuchote mon nom. Je ne peux pas dormir, à cause de l’insomnie. Je ne peux pas rêver, à cause des rêveries. Vous voyez, ce n’est pas les soucis ou l’anxiété qui me hantent et qui risquent de rendre mes nuits sans sommeil. Non, ce sont les milliers d’idées qui courent dans ma tête, qui ne me lâchent jamais.
            Bon, à vrai dire, la culpabilité appartient aux processus de mon cerveau. Mais quand je m’allonge sur le lit et essaye de m’endormir, ce sont toutes les idées fantasques et tous les songes seduisants qui inondent ma tête et qui chantent les mélodies animées et trépidantes pendant les moments qui devraient être silencieux.
            Arrêtez ça ! –Je donne des ordres mais mes pensées ne m’écoutent pas. Elles coulent comme les ruisseaux scintillants en plein forêt, sans cesse et même sans ralentissement. Enfin il faut y céder. Mon esprit n’a pas d’interrupteur ; je ne peux pas l’éteindre.
            Alors je reste au lit, frustrée, et je m’ennuie. J’essaye de me reposer. Je regarde la lune d’entre les lamelles du store vénitien. Voir la lune comme ça toujours me fait sourire. Je la regarde bénir le paysage avec sa douce lumière, et ça me calme un peu. Je regarde et je souris et j’attends. Et je prie. Et je réfléchis de nouveau. Je pense aux créatures qui habitent la terre dehors, qui remplissent leurs poumons avec de l’air frais, qui vivent en pleine vue de la lune, qui courent et explorent dans la nuit sans le moindre peur. J’y pense et je suis un peu jalouse : elles vivent une liberté que je ne connaîtrai jamais. Mais je vois mon amie céleste à travers les fentes de l’ameublement, et son clair rechauffe mon cœur encore. Enveloppée dans cette paisible couverture de nuit et de nature et de clair de lune, finalement mon imagination commence à ralentir. Mes pensées de fleurs et de tamias et de forêts et d’oiseaux chanteurs se transforment en songes, et mes songes se transforment en rêves profonds. Enfin je m’endormis par les berceuses de la nuit. Bonsoir, Lune. Bonne nuit, Terre.

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